lundi 9 mars 2015

Un parlementarisme à bout de souffle

"La déclaration de guerre n'est autorisée par le Parlement qu'en cas de conflit armé."
Pierre DAC.


En même pas trois ans passés sous la présidence de François Hollande, la question de la légitimité des gouvernements en place s'est posée trois fois dans le cadre parlementaire : une fois pour le gouvernement Ayraut, deux fois pour les gouvernements suivants, Vals-1 et Vals-2.

Postures fallacieuses, jeux politiciens


A l'automne dernier, trois options ont été défendue à l'Assemblée Nationale par les député(e)s qui contestent Hollande/Valls-Macron.

-1. S'ABSTENIR DE VOTER LA CONFIANCE

C'était le choix sans risque des "frondeurs" du PS (31 sur 289), du groupe EELV (17 sur 18 [1] ) et de tous ceux qui ont deux fers au feu.

A ceux-là il ne reste plus que la prière pour éviter la catastrophe en 2017, et leurs yeux pour pleurer d'impuissance.

-2. CENSURER LE GOUVERNEMENT

... dans l'objectif de retricoter une nouvelle majorité parlementaire susceptible d' infléchir à gauche la politique d'austérité du gouvernement actuel.

A ce qu'on a pu saisir, c'était le choix du "groupe de la gauche démocrate et républicaine" (11 sur 15) constitué d'élus communistes et apparentés.

La droite a censuré le gouvernement Vals avec les mains, mais elle dit oui avec le coeur à ce fils adoptif et méritant du Medef et de l'oligarchie.


-3. CENSURER LE GOUVERNEMENT ET EXIGER LA DISSOLUTION DE L'ASSEMBLEE

Seuls les 3 non-inscrits FN et assimilés (en comptant J.Bompard) ont réclamé une dissolution de l'assemblée et des élections anticipées, par simple calcul électoral. Toutes les projections répètent à l'envi et depuis des mois qu' aujourd'hui c'est lui qui tirerait probablement les plus gros bénéfices de l'opération.

Sans la moindre dose de proportionnelle, la gauche révolutionnaire est exclue ad vitam aeternam de représentation au Parlement. Elle se fiche de ce théâtre d'ombres comme de l'apocalypse selon Jean ...

A l'exception des deux bords opposés de l'échiquier politique, on peut donc dire que ce que nos "élus du peuple" redoutent le plus, tous groupes confondus, c'est bien de... retourner devant le Peuple.


JMB

[1] : A l'exception remarquable d' Isabelle ATTARD (Nouvelle-Donne), députée démissionnaire d' EELV, qui a voté contre la confiance.

LIEN:
http://www.assemblee-nationale.fr/14/scrutins/jo0901.asp

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